• Paroles de "Prince Ringard"

    Paroles de "Prince Ringard"

     

    Etat d’urgence. 2007.

     

    Connais-tu l’Elysée ce palais de l’ordure ?

    Une poignée d’enculés nous mène la vie dure

    Et il crache comme je pleure sur nos frères immigrés

    Qu’importe la misère pour Sarkozy Ier.

     

    La charité chrétienne des ministres fascistes

    Moralité de chienne sur laquelle je pisse

    Dans tes prisons de la mort on flingue la misère

    Mentalité de porc, Sarko des pissotières

     

    Aujourd’hui la milice s’occupe des sans-papiers

    Demain c’est la police qui viendra te chercher

    Univers sarkozien, symphonie pour les cons

    Tu crèveras comme un chien au fond de ta prison

     

    Un nazi maréchal ci-devant Hortefeux

    La solution finale pour tous les miséreux

    Et il crache comme je pleure sur nos frères immigrés

    Qu’importe la misère pour Sarkozy Ier

     

     

    Soleil noir. 2007. 

     

    Enfants de la peur blessés au cœur 

    Enfants de la haine, brisons les chaînes 

     

    Sur des ombres furtives tu lâches tes abeilles 

    Ton flingot, ta dérive, sur ta peau c’est pareil 

    Couché dans ta détresse, tu soignes ta névrose 

    Un dealer qui encaisse, tu claques une overdose 

     

    Un bourgeois décadent au bordel de la ville 

    S’offre un adolescent au visage de fille 

    On danse au dernier bal en attendant l’horreur 

    Jusqu’à l’instant fatal, une bastos en plein cœur 

     

    Une fille presque nue s’allonge au bon moment 

    La chaleur et la rue sans les cris des enfants 

    Elle colle son jeune corps contre ta peau usée 

    Elle te serre si fort que l’on t’entend gueuler 

     

    Sa bouche contre la tienne, tu lâches ta souffrance 

    Dans cette vie de chienne, début de la romance 

    Les clameurs se sont tues et ça sent la charogne 

    Ni vainqueur, ni vaincu, le fusil dans les pognes 

     

     

    Le bal des maudits. 2007. 

     

    Ta gueule est ravagée parce qu’elle a trop vécu 

    Ta sister cocaïne, ta frangine de la rue 

    Les ombres de minuit, étrange corps à corps 

    Une fosse commune et des odeurs de mort 

     

    Une épave se traîne au fond d’un QHS 

    Une passion qui se ballade du coté de la tendresse 

    Au bout de ton errance tu éclaires ta nuit 

    Sur ta lame de couteau le prix de ta survie 

     

    Les habits de lumière sont pas faits pour ta gueule 

    Au bout de ton calvaire il n’y a qu’un linceul 

    Le soleil des voyous comme seul univers 

    La main sur le flingot, ta peau ne vaut pas cher 

     

    Tu dégoupilles une bière à l’ombre d’une copine 

    Ton frangin Dillinger qui te gueule cocaïne 

    Sur le pavé parisien c’est la môme aux yeux noirs 

    Un accord de guitare pour blesser ta mémoire 

     

    Y a de la dope à Pigalle du côté des gravos 

    Y a la mort qui se trimballe à l’ouest du pécoce

    Les calibres sont prêts pour le bal des maudits 

    On envoie les bastos aux douze coups de minuit 

     

    Un vérolé du cœur s’éclate sur le pavé 

    Tu tires sur les étoiles, complètement défoncé 

    Sous les néons blafards de la ville endormie 

    Il reste les bâtards, les enfants de la nuit

     

     

     

    Mort aux cons. 2007. 

     

    Je m’accroche pas à l’anarchie comme une bernique à son rocher 

    Je n’ai pas besoin d’un drapeau pour me vautrer dans le caniveau 

    Mon anarchie c’est ma gonzesse quand on vivait dans la détresse 

    On s’est battu pour exister sur la flicaille on a gerbé 

     

    Je ne bouffe pas de la SACEM des droits d’auteur SDRM 

    Comme un chanteur assermenté qui pose son cul à la télé 

    Je ne baise pas la République comme le Sarko démagogique 

    J’ai mon flingot et mon surin j’ai ma blessure et mon chagrin 

     

    J’aime les malfrats sans étiquette j’aime pas les cons qui se la pètent 

    Qui se font sucer par le show-biz en dégueulant le temps des cerises 

    J’aime bien la mort qui est tout au bout je préfère crever comme un voyou

    Je me ferai jamais sodomiser par un Drucker aseptisé

     

     

    Les hordes barbares. 2007. 

     

    Les clameurs se sont tues dans mon jardin d’hiver 

    La musique des mots comme seul univers 

    Dans la lumière des phares les ombres de ta vie 

    Tu dégueules ton spleen, tu vomis ton ennui

     

    Religion cathodique, la télé éjacule 

    Le prolo se masturbe mais c’est lui qu’on encule 

    La ménagère s’excite devant la boite à cons 

    Pour un ou deux crédits à la consommation 

     

    Un facho nain de jardin du côté de l’Elysée 

    Univers sarkozien, on flingue du basané 

    Rachida la justice, Hortefeux la milice 

    Moralité fasciste sur laquelle je pisse

     

    A la bourse on spécule sur la misère humaine 

    On crève dans les ghettos, l’amour est à la traîne 

    Un black, un sans-papier qui meurent d’indifférence 

    Au milieu des connards, ça sent mauvais la France 

     

    Dans tes prisons de la mort on viole et on torture 

    Au son de la Marseillaise, au nom de ta culture 

    Le CRS s’ennuie en haut du mirador 

    Il attend l’immigré pour une mise à mort

     

    Les lames de rasoir sont pas faites pour les chiens 

    Elles t’offrent le voyage pour un pays lointain 

    Sur les hordes barbares tu couches ton cafard 

    Dans le vert de ses yeux il n’est jamais trop tard

     

     

    Snipers. 2005.

     

    La gueule dans mon micro je vide mon chargeur

    Sur une bande de barjos déguisés en snipers

    Les anges fatigués allument leurs Gitanes

    Brûlent un dernier baiser sur la bouche des femmes

    Les flics sont partout le flingot à la main

    Les CRS matraquent à mort les citoyens 

    La bave dégoulinante et les crocs acérés 

    La ville est nettoyée par les chiens policiers 

     

    Ce sera le dernier bal avant les drapeaux noirs 

    Le maquis, la cavale et du sang sur le trottoir 

    Dans les chiottes on crèvera pas besoin de sépulture 

    Et le con sur sa croix a mon Dieu quelle allure 

     

    La tête dans le caniveau le surin dans les pognes 

    Trois bastos dans la peau et tu gueules : « mort aux cognes ! » 

    Un curé pédophile t’achève d’une prière 

    Et d’un coup de talon t’expédie au cimetière 

     

    A travers mon délire je sens venir la nuit 

    Il est temps de s’enfuir de l’Hexagone pourri 

    Cité karchérisée par Monsieur Mégalo 

    Cauchemar alcoolisé la justice au poteau 

     

    Pour ta légion d’honneur tu peux te la mettre dans le fion 

    Ca fait bien trop longtemps que tu les prends pour des cons 

    Ton drapeau c’est pareil ainsi que ta Marseillaise 

    Monsieur le président le cul entre deux chaises

     

     

    Mélancolie en surface. 2006.

     

    C’était la nuit des longs couteaux frères de la rue identifiés

    Le cœur qui saigne dans le caniveau sœurs du pavé répertoriées

    Au QHS on assassine dans les prisons on compte les morts

    Antisocial c’est la déprime dernière émeute au corps à corps

     

    Les ailes noires des rapaces cité paumée en plein hiver

    Les policiers suivent à la trace un homme perdu dans un cimetière

    C’était la nuit des longs couteaux police, milice, armée, racaille

    Amour à mort chez les barjos le fruit béni de nos entrailles

     

    C’est dans les yeux de mon frère black qu’elle s’est cachée la sœur misère

    Avant de crever d’un coup de matraque victime de la haine policière

    Il est foutu ton hexagone démocratie à l’agonie

    La République a l’air d’une conne les politiques sont des pourris

     

    C’était la nuit des longs couteaux la Marseillaise dans la gueule

    Les bruits de bottes pour les fachos au bout de la nuit tu te sens seul

    C’est un arabe qu’on assassine au commissariat de la ville

    La mort est une mauvaise frangine, tueur ou flic ? C’est pas facile

     

    Les ailes noires des rapaces cité paumée en plein hiver

    Les policiers suivent à la trace un homme perdu dans un cimetière

      

      

    Belle de nuit à Lagos. 2006. 

     

    A Arnaud Oulès.  

     

    Les condés m’ont serré par une nuit sans lune 

    J’avais dans mon blouson mon couteau et ma tune 

    Sur ma peau mal lavée, des traces de rasoir 

    La gueule sur le pavé, les mains sur le trottoir 

    Je crache de la bave, de la haine et du sang 

    Je joue avec ma vie, je flirte avec Satan 

    Au poste de police ils me tabassent encore 

    Je vomis sur les cognes et je gueule « vive la mort ! » 

     

    Je dégaine mon colt au plus fort de l’envie 

    Les flics n’ont pas le temps de voir qui je suis 

    C’est le rêve un peu glauque de la sister morphine 

    Sur la muraille d’en face je dégueule mon spleen 

    Dans les rues de la ville une ombre s’évapore 

    Ma lame est affûtée, étrange corps à corps 

    Les chiens sont affamés et ils montrent leurs crocs 

    J’ai mon automatique accroché dans le dos 

     

    Les chacals dans la rue se disputent la blanche 

    Les cloches d’une église me disent qu’on est dimanche 

    L’ambulance m’amène vers un autre décor 

    Une chambre aseptisée loin des odeurs de mort 

    Sur les toits bien brûlants de la ville endormie 

    Il reste un chat errant et des étoiles aussi 

    En attendant le jour j’allume un dernier joint 

    A l’abri des vautours je crache mon venin

     

     

      

    Trafiquant de spleen. 2000. 

     

    A Grégory Nicolas, tué à Nantes en 1977 de 4 balles de 11,43 à ailettes. 

     

    C’est toi le trafiquant de spleen 

    Le sanguinaire de la psychose 

    L’amour lynché pour les frangines 

    L’intérimaire de l’overdose 

    Tu flingues ton âme chez les ripoux 

    Tu couches ta prose sur le comptoir 

    Avec ta petite sœur Marie-Lou 

    Avec l’alcool et le désespoir 

     

    Tu strip-poker pour les gravos 

    Tu bouffes à la soupe populaire 

    Tu bandes à l’ouest du pécoce 

    Pour ta petite chatte hebdomadaire 

    C’est toi le paumé du petit matin 

    Le pousse-au-crime, le destructeur 

    Y a de la morphine dans ton chagrin 

    Du sang d’apache dans ta douleur 

     

    Tu es l’oiseau de nuit des solitaires 

    Tous tes circuits sont débranchés 

    Avec ta sister la misère 

    Tu crames ta vie sur les pavés 

    Tu t’es marié à ton opium 

    Tu as retrouvé tes frères perdus 

    A poil devant ton aquarium 

    Y a même un con qui te salue 

     

    Un militaire domestiqué 

    Un vieux juteux de la boutanche 

    Avec Jésus bien astiqué 

    Avec la Vierge et les petits anges 

    Tu t’es noyé dans l’eau bénite 

    Avec ta sœur en robe noire 

    Pour le plaisir d’une carmélite 

    Pour le coït du désespoir

     

     

     

    La nuit du chien. 2006. 

     

    Je me fais du cinoche, je me prends pour Brando 

    C’est un musicien black qui assure le tempo 

    On astique les flingues en attendant la mort 

    Pendant que les prolos se reproduisent encore 

    Devant l’écran plasma on fait reluire les cons 

    La ménagère s’excite, possible rédemption 

    Dans le bar enfumé, les filles sont lascives 

    Je rock dans la sueur, le corps à la dérive 

     

    J’ai rêvé d’océan dans la langueur du soir 

    Dans les odeurs d’encens, couché sur le trottoir 

     

    La guitare saturée inscrit sa mélodie 

    Comme une lame de rasoir elle déchire la nuit 

    C’est la fleur de béton posée sur le juke-box 

    Le cul bien en arrière et les bas de l’intox 

    Les cuisses sont à l’abri dans du gainé nylon 

    Et ce regard de chienne qui fait valser les cons 

    C’est une bouche vulgaire pour sucer les étoiles 

    Et des seins bien trop lourds qui gonflent dans la toile 

     

    Noyé dans mon alcool, le surin dans la main 

    C’est mon plus mauvais rôle, un bien triste destin 

     

    Dans la rue le racisme affiche sa couleur 

    La haine qui dégueule, il est déjà cinq heures 

    Les flics dans les quartiers assurent la paix civile 

    Le bourgeois peut grandir sur le fumier des villes 

    La France démocratique fait son apparition 

    La liberté s’achète au rayon des couillons 

    Un curé sarkozien brandit un revolver 

    Un CRS aboie malgré sa muselière 

     

    J’ai rêvé d’océan dans la langueur du soir 

    Dans les odeurs d’encens, couché sur le trottoir 

    Noyé dans mon alcool, le surin dans la main 

    C’est mon plus mauvais rôle un bien triste destin

     

     

     

    Charity business. 2005. 

     

    Je chante gratoche pour la misère pour tous les défavorisés

    C’est ma promo à pas très cher moi y’a que le fric qui me fait bander

    Je téléphone sur la fréquence et c’est bingo dans le tiroir-caisse

    Un coup de cancer, un coup de Miss France t’as vu ma gueule, t’as vu mes fesses 

     

    Avec la chanteuse canadienne qui a les neurones à ras le bonbon

    C’est une star académicienne avec sa chanson trou du con

    Un rescapé de la canicule chez un Michel Druckerisé

    Un coup j’avance, deux tu recules chez le Fogiel, le petit roquet 

     

    Un leucémique phase terminus c’est un record pour l’audimat

    Question cervelle c’est dans l’anus avec la belle Evelyne Tomate

    Je télévisionne chez les zombies dans la tournée des enfoirés

    Amène ta tune, toi le maudit c’est pour sauver l’humanité 

     

    Qui veut voir le paraplégique celui que l’on montre à la foire

    Allume ton tube cathodique c’est sur la Une, c’est le grand soir

    Entre Sarko et femme Chirac concours de pièces, rien que des jaunes

    Ca sent un peu la grosse arnaque même le Douillet a l’air d’un clone 

     

    Tiens c’est le Renaud, l’ancien nanar le voilà qui fait son numéro

    Ca racole dur pour le renard pour les losers, pour les gogos

     

     

    Le Démago 2005 

    Tiens c'est Sarko le démago celui qui va karchériser

    La grande cité des petits prolos, aidé par ses chiens policiers 

    Oui c'est Sarko le parano en érection dans boîte à cons 

    Avec Druker et ses gogos, fosse à purin télévision

     

    Allons enfants de la patrie, le loup est dans la bergerie 

    Contre nous de la tyranie, nous on ne veut pas du Sarkozy

     

    C'est un Le Pen qui lave plus blanc, un amerlocque tendance Neuilly 

    Il se déguise en président, en nain de jardin c'est Sarkozy 

    Tu as la fringale du pouvoir, c'est ta névrose c'est ton délire 

    En attendant faudrait pas croire qu'on est assez con pour t'élire

      

    Sur toute les chaînes c'est Sarko Show, il sodomise la nation 

    Le père fouétard le mégalo, c'est Mickey Mousse qui pêche le con 

    Il est dopé au populisme, il se la joue proximité 

    On est pas loin du père Staline, c'est le plus petit des enfoirés

      

    Il se masturbe à la Zorro le super flic de l'Hexagone 

    Y en que pour lui le narvalo, la République à l'air d'une conne 

    A force de jouer le père fouétard, il finira sur le tas de fumier 

    Avec d'autres politicards : Le Pen, Mégret et De Villiers 

     

     

    Triskell bar. 2006. 

     

    A Jean-Yves. 

     

    Au Triskell bar je traîne le soir à la recherche du temps perdu

    Entre deux bières et trois Ricard j’écoute des histoires de cocus 

    J’ai l’air d’une vierge que l’on achète le samedi soir après le turbin 

    Y’a pas un mec sur ma planète rien que du bitume, rien que des chiens 

     

    C’est là que j’ai planté mon décor avec les flics et les clodos 

    Entre les putes et les milords avec la télé des gogos

    J’ai la dégaine du barjo de ceux qui tapent le macadam 

    Bien à l’abri dans mon poncho je suis le cauchemar de ces dames 

     

    Tous les fachos me crachent dessus surtout quand je leur tourne le dos 

    Je suis le seigneur de la rue j’ai ma misère et mon couteau 

    A poil devant mon réverbère moi je racole tous les poivrots 

    Figé dans mon triste désert moi mon petit nom c’est Backing Joe

     

     

    L’héritage de la misère. 1999. 

     

    Je ne suis pas atteint de glorieuses celtitudes 

    La misère c’est pareil sous toutes les latitudes 

    Les drapeaux sont pour moi comme du papier toilette

    C’est con de s’en servir, c’est mieux quand on les jette 

    J’aime pas la Marseillaise pas plus que la Blanche Hermine 

    Quand on parle de frontière j’ai le cœur qui se débine 

    Musique militaire, hymne variétisé 

    National de mon cul tu me fais dégueuler 

     

    Je suis né quelque part, qu’importe la couleur 

    Je crache sur les milices, je hais les dictateurs 

    Je ne lis pas la presse des princesses vaginales 

    Quand je télévisionne c’est par la voie anale 

    Je ne chante pas la misère, la misère je l’étale 

    Comme une reine vulgaire, comme un mauvais journal 

    Je n’ai pas de racine, je n’ai pas d’héritage 

    Je ne suis pas celtique, je suis né dans une cage 

     

    Je chante pour bouffer comme d’autres font le trottoir 

    Se faire sodomiser pour ce sacré dollar 

    Je gueule la détresse sans aucune retenue 

    Pour mes frères SDF, mes amis détenus 

    Je ne suis pas poète ayant pignon sur rue 

    Anarchiste peut-être, anarchiste perdu 

    Je ne suis pas artiste comme beaucoup de nos stars 

    Je suis seulement un chien, un vulgaire clébard 

     

    Je suis le fils de personne mon petit nom c’est Paulo 

    Etranger dans la ville on me traite de bâtard 

    Un bâtard ça pue, ça se couche dans le caniveau 

    En Bretagne, à Paris, à Marseille, dans les gares 

    Ca n’a pas de patrie, c’est une fille publique 

    Ca fabrique de l’amour, au diable la luxure 

    La police cogne dessus au nom de la République 

    Au matin on les jette dans la benne à ordure 

     

    Ca n’a même pas de haine, ça bouffe de temps en temps 

    Ils sortent de prison comme on sort d’un hôtel 

    Ils oublient qu’ils sont seuls, qu’ils n’ont plus dix-sept ans 

    Ils se jettent sous un train histoire de se faire la belle