• Paroles de "Liberté Egalité mon cul"

    Paroles de "Liberté Egalité mon cul"

    J’habite chez les gravos. 2007.

    J’habite chez les gravos rue des amours crevés

    Dans un quartier craignos, cité des mal-aimés

    Je crache sur la morale, sur les maisons d’arrêt

    Sur les prisons centrales, les fonctionnarisés

    J’habite chez les gravos

     

    C’est l’heure de « télécon », je vomis mon opium

    Sur les murs de béton au milieu de la zone

    Regard mélancolique dans les yeux de mon chien

    Quand dégueule la nuit, le couteau dans la main

    J’habite chez les gravos

     

    Toujours les mêmes cafards, toujours les mêmes chaînes

    Encore un peu de pinard, c’est pour vomir la haine

    Dans les vapeurs d’alcool je trafique ma névrose

    Mes tripes ont la vérole, je frôle une overdose

    J’habite chez les gravos

     

    Le monde est animal, des blacks, des chicanos

    Des flics et des chacals se flinguent pour un os

    Tu cherches ta vérité mais tu ne trouves rien

    Musique aseptisée avec Jésus Machin

    J’habite chez les gravos

     

    Les oiseaux de nuit. Septembre 2008.

     

    Ils se cachent dans l’imaginaire ils sont féroces et solitaires

    Ils ne supportent pas le jour la mort est une issue de secours

    A l’aube des matins sans espoir ils dégueulent dans un grand trou noir

    Ils vont vomir leur vague à l’âme et se raccrochent à Mrs Came

     

    Un univers alcoolisé pour les indiens, pour les paumés

    La mort est leur Eldorado mais c’est elle que tu cherches gringo

    Le son saturé de la guitare te tranche les veines à coup de rasoir

    La nuit tu fais hurler tes chiens l’amour se casse au petit matin

     

    Pour la sono c’est tout à fond punk attitude et les bas-fonds

    Tu joues dans l’ombre des Apaches et tu leur craches les mots qui tachent

    La démesure et la folie pour un soleil au bout de la nuit

    Les anges aux ailes déchirées se font une trace pour oublier

     

    L’allumé du cigare. 2002.

    Mets du pétrole dans ta guitare de l’essence dans ton rock n’ roll

    C’est ton poto le Prince Ringard qui se la joue avec les folles

    Le vieil allumé du cigare dans son bordel américain

    Avec les vierges et les vicelards tous ceux qui flinguent les destins

     

    Le politique met ses promesses dans les poubelles de ton histoire

    Il sodomise tes princesses sous le portrait du père fouettard

    Mets du pétrole dans ta guitare de la ganja dans ton Whisky

    Mets une gonzesse dans ton plumard et rejoue-nous du Stravinsky

     

    Du stalinien d’Aubervilliers au grand gaulliste apparatchik

    Ca joue les curés défroqués les socialistes ésotériques

    Un grand dîner chez le père Fauchon avec le gratin anarchiste

    Ils vous prenaient tous pour des cons des moins que rien, des utopistes

     

    Sur tes voyages au bout de l’envie tu saignes un peu le temps qui passe

    Avec une fille qui se languit et tes amours qui laissent des traces

    Ce rock n’ roll est comédie sur ta musique y'aura de la casse

    Mets des bastos dans ton ennui pour les chacals et les rapaces

     

    Les salauds de ma race. 2008.

    Le coupé Mercedes se glissait vers Paname

    Un flic costard cravate me suivait à la trace

    Sur le siège passager le cul d’une jeune femme

    Les condés s’intéressent aux salauds de ma race

    Contrôle d’identité sur l’autoroute A6

     

    Les deux mains sur le capot, les deux jambes écartées

    J’ai rien à dégueuler, j’ai rien à déclarer

    Ma passagère s’emmerde, elle montre ses papiers

    Les poulets se grattent le nœud, ils se sont fait baiser

    Contrôle d’identité sur l’autoroute A6

     

    Je m’éloigne à coup sûr vers d’autres aventures

    Je suis un nouveau riche dans le marché du vice

    J’ai doublé les casseurs provoquant la cassure

    Je me retire du ventre de mon amour complice

    Contrôle d’identité sur l’autoroute A6

     

    La télé pour les cons, ça sent la carambouille

    De plus en plus cynique, de plus en plus glacé

    Les politiques s’enculent et je m’en bats les couilles

    Je suis un ange du ciel aux ailes atrophiées

    Contrôle d’identité sur l’autoroute A6

     

    Ultime convocation chez un juge alcoolo

    Il me confie ses doutes en tétant son whisky

    Il est certain que ma gueule possède le magot

    Il n’a rien contre moi, je retrouve ma nuit

    Contrôle d’identité sur l’autoroute A6

     

    La radio me dégueule une musique des Clash

    Un concert permanent, liberté en leasing

    Une pute aux yeux de braise me demande du cash

    Nous mélangeons nos corps tout au fond d’un parking

    Contrôle d’identité sur l’autoroute A6

     

    Envie de gerber. 2008.

    Les CRS vont se rhabiller les sans-papiers sont condamnés

    En France les cons sont verts de gris les dirigeants sont des nazis

    La religion est cathodique dans toutes les rues il y a des flics

    Les SDF crèvent à Paname messe de minuit à Notre Dame

     

    Chirac s’est fait chiraculer Kouchner s’est fait sodomiser

    Par le facho élyséen la petite crotte, le nain de jardin

    On éjacule une Marseillaise on aime la France quand elle nous baise

    Masturbation sur télécon le président a des morpions

     

    En 2012 c’est la partouze la droite, la gauche et les barbouzes

    Nous ferons le coup démocratique "Viens, citoyen que je te nique"

    A tous les flics qui puent de la gueule aux politiques que je dégueule

    Au président des enculés moi je lui chante : « miserere »

     

    J’ai vu Sarko à l’Elysée ça m’a donné envie de gerber

    La mère Dati à la justice les droits de l’homme ont une chaude-pisse

    Chez les Chinois on fait du sport en attendant la mise à mort

    Des délinquants de la politique Je dis : « vive les jeux olympiques » 

     

    Camarade bobo. 2008.

    Camarade bobo, camarade socialo

    Tu bouffes pas que des patates, tu te la pètes en 4x4

    Tu es le roi des gauchos, tu ne bouffes que du bio

    Tu t’inscris à Attac, ça sent un peu l’arnaque

    Moi je te trouve rigolo

     

    Camarade anarco, camarade anti-Sarko

    Tu te la joues libertaire devant ton Picon bière

    Tu te prends pour Bakounine, ton petit monde c’est de la frime

    Tu maries ton petit frère à l’église chez St Pierre

    Moi je te trouve rigolo

     

    Camarade coco, camarade Besancenot

    Un petit tour chez Drucker, tu as le sens des affaires

    T’es le prince des people, y’en a plus que pour ta gueule

    Quand j’allume la télé, je vois ta tronche de postier

    Moi je te trouve rigolo

     

    Camarade Ségo, camarade catho

    T’es la droite de la gauche, heureusement t’es pas moche

    T’es la reine du PS et c’est toi qui encaisses

    T’es ma dinde préférée, la madone du curé

    Je trouve ça rigolo

     

    Camarade Sarko, camarade petit facho

    Tu te shootes au caviar, on est tous des bâtards

    T’aurais tort de te priver, tu nous as bien baisés

    Les Français t’ont élu, toi le petit trou du cul

    Je te trouve bien facho

     

    60 millions de têtes de noeuds. 2008.

    60 millions de têtes de nœuds devant le grand écran plasma

    60 millions de religieux chacun sa gueule, chacun sa croix

    Dépenser plus et gagner moins avoir la gaule au petit matin

    Petite branlette après le turbin tu seras toujours un chaud lapin

     

    J’étais à poil sur l’autoroute aux flics j’ai montré ma biroute

    Ils ont tiré sans sommation ils m’ont raté ces pauvres cons

    Je suis la terreur de Morback City j’ai pas de cheveux, pas de bigoudi

    Je mets de la beuh dans mon pinard et de la ganja dans mon Ricard

     

    Hier soir j’ai eu une érection j’en avais plein mon pantalon

    Je l’avais raide dans mon cale-butte on aurait dit un singe en rut

    Je vais même passer à la télé ça me donne déjà envie de gerber

    J’aurai une plume dans le trou du fion on m’appellera Jonnhy Ducon

     

    Je suis le chanteur phase terminus question cervelle c’est dans l’anus

    Moi je racole tous les loquedus tous les footeux, tous les cocus

    Aboule le fric, passe la monnaie Française des bœufs c’est à gratter

    Même pour la mort on te fait crédit toi ton petit monde c’est ta connerie

     

    A l’Ouest de nulle part. 2008.

    A l’Ouest de nulle part, il n’y a rien de nouveau

    Qu’une armée de bâtards, la main sur le flingot

    Et toi tu dis bravo en attendant la mort

    Dans la boite à prolos le samedi quand tu sors

    Y a juste la charité des fonctionnarisés

    Des armées de cocus qui squattent la cité

    Les murs de ta prison te parlent des taulards

    Qui avant toi sont morts après dix ans de placard

     

    A l’Ouest de nulle part dans un quartier paumé

    Tu traînes ton cafard et ton envie de gerber

    Tu as peur de la ville, du béton et des flics

    Tu as peur de la nuit sans tendresse et sans fric

    Tu trafiques le spleen dans un pays lointain

    Avec Jo le danseur et son dresseur de chien

    Tu as bien l’air d’un con au seuil de ton automne

    Quand la jeunesse se barre, quand il n’y a plus personne

     

    A l’Ouest de nulle part le président des cons

    Demande à ses ministres de lui graisser l’oignon

    Tu es un enfoiré qui dérange l’histoire

    Des villes et des villages, toujours les mêmes trottoirs

    T’es belle comme un pétard mais j’ai plus d’allumettes

    Arrête le brown sugar et stoppe la reniflette

    Un boy qui ne bande plus sur la radio FM

    La pucelle n’en peut plus, elle attend qu’on la prenne

     

    Au fond de la nuit. 2008.

    C’est de la détresse au fond de la nuit c’est des amis qu’on a perdus

    C’est une prière au bout de l’ennui c’est des petites chattes qu’on a pas eues

    J’ai rendez-vous avec Verlaine je te jouerai du Stravinsky

    Sur un Steinway pour toi Chimène je t’appellerai mélancolie

     

    Je couche demain avec la mort c’est du tragique ce vague à l’âme

    Je t’aime encore conquistador bel espagnol aux yeux des femmes

    Je suis un con, un mal-aimé je rock’n roll sur mes vingt ans

    Je suis un prêtre défroqué  qui baise encore avec Satan

     

    Quand j’étais jeune, j’étais loubard avec le surin dans mon froc

    J’ai fini par être taulard la flicaille m’a foutu au bloc

    Maintenant je suis vieux, un peu usé j'cultive mes illusions perdues

    Je conjugue encore le verbe aimer même si j’ai le cœur un peu foutu

     

    La mort du chat. 1997.

    Le marché de la mort se porte bien on tue, on viole au quotidien

    Les politiques sont au rancart et les truands sont au placard

    Les mômes se cament dans les jardins la petite Lola se vend comme putain

    Ca drague, ça couine dans les ruelles c’est ton sida c’est ma poubelle

     

    Les jeunes sont déjà vieux  et les vieux sont trop cons

    Le petit chat est mort l’amour a la vérole

     

    Je vais m’éclater au « Bananas » je parigote au petit jour

    Je fric, je frac sur les terrasses avec des poules gainées nylon

    Je me capote sur le sexe mental et je m’éclate au Sénégal

    Paname qui chiale sur les pavés la seine vomis vers l’Elysée

     

    La foule n’est pas sentimentale elle n’a pas soif de l’idéal

    Les paradis sont en enfer Rimbaud est mort dans son désert

    Les gosses se shootent au « no futur » quand tu leur parles d’aventure

    Et toi tu traînes rue des Martyrs avec François et ses délires