• Paroles de "Hôtel des coeurs flingués"

     

    Paroles de "Hôtel des coeurs flingués"

    Les amours vérolés. 2004.

      

    Y en aura pour tout le monde rue des amours lynchés

    Pour les brunes, pour les blondes complètement défoncées

    C’est la reine du pavé qui se prend pour Marilyn

    La Sainte Vierge des camées, une chatte de magazine

     

    J’habite chez les gravos, au-dessus des pissotières

    J’ai garé mon carrosse dans un petit coin pervers

     

    C’est l’heure de télécon moi je crache mon opium

    Je suis le chanteur con je me shoote au buble-gum 

    Les vérolés du cœur, les gadjos du plumard 

    Les sportifs, les bonnes sœurs, les bourgeois, les anars

     

    Je zappe sur le secteur des allumés de la nuit 

    Les brothers, les sisters, les paumés, les proscrits

     

    Au carrefour du plaisir j’attaque « Satisfaction »

    La guitare en délire devant une bande de jeunes 

    Dans les vapeurs d’alcool je trafique l’ennui

    Avec les Sex Pistols au soleil de minuit

     

     

    Psychose.2004.

     

    Je tourne en rond dans ma psychose comme un Jésus qui attend sa croix

    Les religieuses ont pris leur dose de prière de Marijuana 

    Un socialiste façon Mao me vend son kilo d’illusion

    Je pointe mon âme chez mon psycho pour une possible rédemption

     

    Dans mon passé y a pas d’ami j’habite l’hôtel des cœurs brisés 

    On m’a rejeté dans mon ennui et moi j’attends d’être crucifié 

    Mon seul souci c’est d’être mort et de pleurer sur John Lennon 

    L’enfant d’Afrique meurt aux aurores il fait l’amour à ses fantômes

      

    Si tu t’ennuie là où tu es t’as qu’a venir dans mon envie 

    Avec mes frères, tous les paumés et des gonzesses un peu flétries 

    Mais les oiseaux sont fatigués ils sont chassés par la milice 

    Tous nos amours sont mal barrés demain tu seras mort mon fils

     

    Avec mon flingue et mon surin je suis branché Rock Autopsie 

    Comme dans le polar américain c’est un voyage au bout de la nuit 

    Heureusement y’a le cimetière des cons c’est là qu’on ira tous voter

    Les beaufs, les clowns et les bouffons les vierges, les putes et les curés

     

    Je tourne en rond dans ma psychose comme un Jésus qui attend sa croix

    Les religieuses ont pris leur dose de prière de Marijuana 

    Avec mon flingue et mon surin je suis branché Rock Autopsie

    Comme dans le polar américain c’est un voyage au bout de la nuit 

     

     

    Sarkoland. 2003. 

     

    Dans les prisons chez les frenchies on tue, on viole et on torture

    Dans les prisons chez les frenchies t’es pas un homme, t’es une ordure

    On te fait croire à la morale toujours plus loin, toujours plus con

    Tu vas crever dans ta Centrale entre les murs et les matons

     

    T’entends au loin la Marseillaise pour un quelconque président 

    Assis le cul entre deux chaises c’est la grand-messe du grand Satan 

    Dans ton pays à Sarkoland y'a pas de pitié pour la misère 

    Avec les flics et les amendes à coup de matraque et de revolver

     

    Toi tu préfères le drapeau noir et les Poèmes Saturniens  

    Pour mieux gerber ton désespoir sur les fachos les miliciens 

    Sous les caméras de surveillance on encourage la délation 

    On réécrit l’Histoire de France « Famille Patrie Ségrégation »

     

    Dans ton pays à Sarkoland il fait pas bon être bronzé 

    A moins bien sûr que tu te pendes pour libérer la société 

    Quand la télé réalité lobotomise tous les connards 

    La star se shoote au LSD au milieu de tous ces ringards

     

    La dictature c’est contagieux comme dans le passé, la liberté 

    La France est un pays de gueux et de ministres assermentés 

    Tu peux prévenir tes CRS toute la police et ton armée 

    Je n’ai pas d’arme que ma tristesse et une putain d’envie de gerber 

     

     

    Que Satan me pardonne. 2004.

     

    Un clin d’œil à Hubert-Félix Thiéfaine.

     

    Y'a Bernard qui m’attend avec son perniflard 

    La Josette est fâchée, les WC sont bouchés 

    Le gros Pen va vomir ses milliers de cafards 

    La télé nous dégueule un Sarkozy mort-né

    Quelque part à Recouvrance on se gratte l’oignon 

    En attendant Johnny et son cirque ambulant 

    Que Satan me pardonne je suis le roi des cons 

    Au milieu de la zone j’appelle ma maman

     

    Et pendant ce temps là sur la sixième avenue 

    Un rappeur d’opérette se shoote à l’amerloque

     

    Nous voilà bien branchés sur radio Breizh Izel 

    Avec tonton flingueur complètement défoncé 

    Sur un air de biniou moi je n’ai plus sommeil 

    J’espère que les petites chattes seront bien faisandées 

    Je me retrouve à poil avec des sénateurs 

    Les politiques s’arrachent de leur cocon doré 

    Pour tout ce petit peuple mes frères et mes sœurs 

    Je rêve d’un bazooka ou bien d’un bombardier

     

    Et pendant ce temps là un marchand ambulant 

    Propose de la morphine au vendeur de coca

     

    Y a des nouvelles morues chez la tata Yoyo 

    On s’agite le lézard j’adore la pêche aux moules 

    Je tombe sur un zombie qui se prend pour Rambo 

    Un flic en permission que l’on surnomme « Pitbull » 

    Je fais ami ami avec l’orang-outang 

    Je décroche une gonzesse pendue au lampadaire 

    Avec de la tristesse je laisse mon Tarzan 

    Je me tire chez Georgette pour un baptême de l’air

     

    Soirée Al-Qaïda dans l’Empire Ottoman 

    La sœur hémoglobine et les barbes à Papa 

     

     

    Une chevauchée avec Georgette. 2004.

     

    Si tu t’ennuies à Knokke-le-Zoute viens faire un tour avec Georgette 

    On boira juste la dernière goutte on se roulera de la belette 

    On fera un tour chez mon opium les anges descendront dans la rue 

    On déguisera nos chromosomes je suis ta petite fille perdue

     

    Les politiques réclament leur part à quoi ça sert tant d’illusions ?

    Je ne vote pas pour ces ringards leur président c’est Trouducon 

    Monsieur le ministre costard cravate entouré de ses chimpanzés 

    Chasse les pauvres à coup de matraque et de grenades dégoupillées

     

    Tous les soirs je fais mon numéro toujours plus loin vers l’inconnu 

    Pour les putes et tous les gogos je me fais sucer par les statues 

    Ariel Sharon se gratte le nœud avant de flinguer la Palestine 

    Ariel Sharon est un foireux une future tache d’hémoglobine

     

    Il n’y a pas de métamorphose dans une star’ac académie 

    Qu’un petit bordel de la psychose et ça suffit comme alibi 

    Ma petite chatte, tu es perdue avec tes robes à huit cent sac 

    Et tu te donnes à Télé-cul pour une poignée de fric en vrac

     

     

    Rock’n roll pornographe. 2004.

     

    Les CRS s’ennuient avant la dernière charge 

    On les lâche comme des chiens sur les enfants barbares 

    Du rouge de ce sang au fond de ma blessure 

    Je trempe ma colère et je dis « mort aux cons » 

    Sous les néons blafards de la salle de police 

    Un mec en uniforme torture de l’immigré 

    Une pute désabusée à travers les barreaux 

    Observe d’un air las l’étrange mise à mort

     

    J’aime bien l’argent qui tache 

    Les écrans de télé 

    Les émissions bidons 

    Les putes assermentées

     

    Moi qui ai la peau blanche avec un cœur de black

    On m’appelle le gringo chez les Portoricains 

    Les flics m’ont cassé comme on casse un objet 

    Ils m’ont craché dessus, ils m’ont traité de chien 

    Toute la flicaille au cul caché dans le maquis 

    J’ai laissé progresser mon rêve parano 

    J’ai vendu des kalach’ à ceux qui en voulaient 

    J’étais donc à l’image de ce monde fabriqué

     

    Mes potes Smith & Wesson me tenaient compagnie 

    Planqué dans ma cachette chez un costard cravate 

    Je raccroche les gants pour un combat plus sûr 

    Je deviens honorable comme un connard de droite 

    Du côté de la gauche on se shoote au caviar 

    Je glisse doucement vers le marché du vice 

    A l’église les morues ont levé leur gros cul 

    Au fond des bénitiers s’agitent les grenouilles

     

    Je vis dans le confort d’un bourgeois de province 

    Dans un beau cadre en bois mon flingue est au rancart 

    Au fond de ma tanière il n’y a plus d’urgence 

    Manhattan ou Berlin c’est la porte à côté 

    Une chatte encore très jeune se suspend à mon cou 

    Elle me raconte l’histoire des vendeurs de bitume 

    De ces amours sans joie du côté de Pigalle 

    On a vue sur la mer à côté du cimetière

     

     

    Le Bouffon du Roy. 2004.

     

    Il lit jamais, ça sert à rien il gueule il boit et c’est très bien 

    Il gratte Astro tous les samedis il baise un peu le vendredi 

    Monsieur Zombie vote aux extrêmes ne lui dite pas, il a la haine

    Monsieur Zombie télévisionne pour la vaisselle, là, c’est bobonne

     

    Il aime pas les blacks, les sans-papiers pour lui faut les éliminer

    Il bande pour le foot, la télé un coup de pinard, une croix gammée 

    Monsieur Zombie va à la messe il adore aussi les parties de fesses 

    Monsieur Zombie est très violent pour le cerveau c’est plutôt lent

     

    Monsieur Zombie s’en va t’en guerre un coup de pinard, encore un verre 

    Monsieur Zombie fabrique sa bombe en attendant la coupe du monde 

    Monsieur Zombie va à la chasse c’est une question de virilité 

    Il flingue les lapins, les bécasses de la petite bête apprivoisée

     

    Ente le Ricard et le vin rouge Monsieur Zombie est un seigneur 

    Il tire un peu sur tout ce qui bouge Monsieur Zombie est un chasseur

     

     

    Julie la paumée. 2003.

     

    T’avais les yeux comme des étoiles le cul moulé dans ton futal

    Question printemps t’avais vingt fleurs et des chimères au fond du cœur 

    Et moi j’avais seulement ma gueule et cette musique quand j’étais seul

     

    La lune était dans le caniveau Sid Vicious se faisait la peau

    On s’est aimé ma petite Julie à coup de shooteuse dans ton grand lit 

    Les Clash jouaient London Calling je gueulais mon rock, arrête ta frime

     

    C’est du côté de Pigalle la blanche qu’on se traînait les jours de chance 

    Dans un petit bar de déjantés avec des dingues et des paumés 

    Avec des trafiquant de spleen et de la musique venue d’Austin

     

    New York, NewYork dans ta banlieue Midnight Shadow rien que pour tes yeux

    La vie, la mort on s’en balance au soleil noir de nos nuits blanches 

    On a flingué nos solitudes on a flingué nos habitudes

     

    On sortait pas de Polytechnique nous on flashait sur la musique 

    Nos rendez-vous avec Verlaine les soirs de blues, les jours de peine 

    Un paradis au ciel de lit et tes caresses au fond de la nuit.

     

     

    La fille de la concierge. 1999.

     

    C’était la fille de la concierge 

    Elle s’appelait Marie-Thérèse 

    Je m’appelais Jean-Charles-Hubert

     

    Je l’ai draguée dans ma Jaguar 

    Ses idées étaient libertaires 

    Moi j’étais le fils du notaire

     

    Elle me parlait de Bakounine 

    Moi je lui causais de ma frangine 

    Quand elle citait Pierre Mac Orlan

     

    Je prenais sa bouche pour un volcan 

    Moi je lui causais avec les mains 

    En lui chantant : « je sens que ça vient »

     

    Elle m’a présenté ses copains 

    C’était le genre républicain 

    Moitié à gauche, moitié marxiste

     

    Moi j’étais le genre opportuniste 

    Elle me jactait des trucs bizarres 

    On faisait l’amour dans la Jaguar

     

    Au son d’une musique militaire 

    C’était pas le repos du guerrier 

    Elle s’habillait chez Rastaquouère

     

    Moi j’avais l’air d’un antiquaire 

    Elle habitait rue des Bidons 

    Moi je créchais vers le bois de Meudon

     

    Elle écoutait Hubert-Félix 

    Son chat s’appelait clitoris 

    Hubert chantait les vers de terre

     

    D’un monde à nous très nucléaire 

    On s’est marié dans une église 

    Avec un curé érotique

     

    Avec la sister cocaïne 

    Planquée dans un confessionnal 

    Sous sa robe Marie était nue

     

    Elle observait l’enfant Jésus 

    Moi je l’avais raide dans mon costard 

    On a fabriqué des pétards

     

    Depuis on vit dans le Larzac 

    Un coup je te vois, un coup je te niaque 

    On s’est acheté quelques moutons

     

    Le soir on fume des champignons 

    J’ai tout largué même la Jaguar 

    Marie ne trouve pas ça bizarre

     

    Les gens nous prennent pour des colons 

    A cause des plumes qu’on a dans le fion 

    C’était la fille de la concierge

     

    Elle s’appelait Marie-Thérèse 

    Je m’appelais Jean-Charles-Hubert 

    Je l’ai draguée sur le trottoir

     

     

    La Pointe Rouge. 2002.

     

    Dans ce putain de quartier Y’a jamais rien qui bouge 

    Viens donc faire un petit tour du côté de la Pointe Rouge 

    Avec ma Cadillac remplie de gazoline 

    Avec des babas cool et la copine Martine

    On jouera de la guitare avec Bill le flingueur 

    Et du bandonéon avec Jo le rappeur

     

    Avec ma Cadillac montée sur un V12 

    Et la Marie-Thérèse collée à son barbouze

    On dansera le mia sur un air des kakous 

    La grosse bagouse au doigt la chaîne autour du cou 

    Dans ce putain de quartier y’a jamais rien qui bouge 

    Viens donc faire un petit tour du côté de la Pointe Rouge

     

    Avec ma Cadillac aux sièges en peau de zibeline 

    Avec tous les rockeurs déguisés en Drag-Queens 

    Y’aura Tino Rossi fraîchement ressuscité

    Qui dansera le reggae avec le prince Régnier

    Avec ma Cadillac et Marie-Caroline 

    On roulera des petites feuilles au parfum d’églantine

     

    Y’aura même la Germaine celle de la rue Curiole

    Elle remue de la croupe et danse le rock’n roll 

    Dans ce putain de quartier y’a jamais rien qui bouge 

    Viens donc faire un petit tour du côté de la Pointe Rouge 

    Avec ma Cadillac et mon look un peu zone 

    Je suis Don Camillo déguisé en Pepone

     

    Demain je pars en Afrique avec Frida la blonde 

    Je l’arrache à son maquereau je fais péter une bombe 

    Avec ma Cadillac qui glisse dans la nuit 

    Et la belle Frida qui se tape un whisky 

    Sur le pavé marseillais je rock’n roll à mort 

    En attendant Frida qui se couche aux aurores

     

     

    Bob Marley et Bil le flingueur. 2004.

     

    Je suis le Bob de la cité un peu Marley beaucoup mariole 

    C'est moi qui fume le gros tarpé, qui boit de la bière et qui décolle 

    Reggae station pour la ganja, à poil sur mon tapis volant 

    Prochain étape Coca Coca, à Dysney Land avec maman

     

    Moi je suis bien dans mon plumard quand on y loge à deux ou trois 

    Je suis le roi le prince rRingard, celui qui tire avec Lola

     

    Je suis le Bob d'Aubervilliers, un peu zonard un peu flingueur 

    Celui qui se frotte aux policiers, c'est pas l'chichon qui fait l'dealer 

    Je vais même passer à la télé avec Foucault et ses morues 

    Histoire de gagner un peu de lobés, rien que d'y penser je n'en peux plus

     

    Moi je suis bien dans mon plumard, un peu crado un peu crâneur 

    Avec mon pote Dick le bâtard celui qui tire avec ma soeur

     

    Yoko Ono chez les zombies, rabat la joie Mister Lennon 

    C'est pas l'enfer à St Denis, c'est le reggae de l'Hexagone 

    En partance pour la Jamaïque, métro Pigalle gare Montparnasse 

    Louise attaque la grosse Monique, un qui la tient trois qui l'embrassent

     

    Mois je suis bien dans mon plumard heureux comme un poisson dans l'eau 

    A défaut de flingue j'ai un pétard pour effrayer les petits oiseaux 

     

     

    Cow-boy urbain. 2001.

     

    Cow-boy urbain dans ta cité 

    T’es qu’un loser, un mec paumé 

    T’es comme une vierge en mal de braque 

    Tu gueules ta rhapsodie in black 

    Cow-boy urbain de la jactance 

    Tu éjacules dans la souffrance 

    Une gueule à être excommunié 

    C’est ton passeport pour le pavé

     

    Alors cow-boy, mais qu’est-ce qu’elle a ta gueule ? 

    Baisse la pression, cow-boy, tu me les gonfles

     

    Cow-boy urbain dans ton quartier 

    Là où les anges se font plumer 

    La tombola pour les voyous 

    C’est plus le Prado, c’est Tombouctou 

    Avec ton chien lécheur de moule 

    Celui qu’on appelle le pitbull 

    Avec ta gonzesse sur le port 

    La même qui sait pomper le nestor

     

    Cow-boy urbain, gaffe à tes os 

    T’es pas Marlon, t’es pas Brando 

    Mets de l’antigel dans ton calbute 

    Va faire l’amour à Lilliput 

    T’es la terreur de Morback City 

    T’as pas de cheveux, pas de bigoudi 

    Quand ta gonzesse va aux asperges 

    Tu deviens le prince de la gamberge

     

    Cow-boy urbain tu vas trinquer 

    Ils ont l’honneur de te buter 

    Cadeau de la maison poulaga 

    Mesdames, Messieurs vous aimez ça 

    Ils ont piqué ton pauvre clébard 

    Tu n’es plus rien Dick le bâtard 

    Pour toi la fosse sera commune 

    Vu que t’avais pas l’ombre d’une tune

     

     

    Voyage au bout de l’envie. 2001.

     

    C’est elle qui trafique le spleen sur les trottoirs de Recouvrance 

    Elle s’investit dans la Marine c’est ta petite gueule Marie la chance 

    Les militaires sont à ses pieds et les dollars ça dégringole 

    C’est elle la princesse du pavé une petite plume et tu décolles

     

    Mais la petite bande que pour les riches 

    Pour les dollars de Backing Joe

     

    Elle se déloque chez l’antiquaire c'est elle la déesse du bitume  

    Si elle te fait un strip-poker t’accroches tes mirettes à la lune

    Encore plus loin sur la sixties le quartier chic pour hommes perdus 

    Tous les plaisirs sont dans sa nuit c’est la petite chatte de l’inconnu

     

    Le jour elle prie pour la Madone elle fait l’amour aux crucifiés 

    Une petite vierge pour les fantômes un exutoire pour les paumés

    Tous les bourgeois des beaux quartiers ceux qui carburent à la coca 

    Se rendent rue des amours lynchés pour une partie de radada

     

    Tous les gravos reluquent son cul, tous les pervers, tous les prolos 

    Tous les gadjos, tous les cocus même les huissiers, même le bedeau 

    La petite chatte est rock’n roll ses ailes l’empêchent de voler 

    T’allonges la tune et tu décolles pour un voyage organisé 

     

    Jésus Machin. 2002.

     

    Quand j’aurai rien à dire je passerai à la télé 

    Avec Jésus Machin au club des enfoirés

     

    J’ai pas choisi la marge moi je suis tombé dedans 

    Comme une brise d’hiver sur ma tronche d’enfant 

    C’est pas ton Loft Story, c’est ton Port de l’angoisse 

    La télé éjacule comme une vieille poufiasse

    Je vendrai ma camelote à Monsieur Trou du fion 

    A ceux qui vont raquer pour voir ma gueule de con

     

    La ménagère s’excite, elle mouille à quatre pattes 

    Devant la boîte à cons, c’est l’heure de son talk-show 

    Erection spontanée d’un mec en mal de chatte 

    La téloche variétise et se la joue porno 

    Quand j’aurai rien à dire je passerai à la télé 

    Avec Jésus Machin au club des enfoirés

      

    Sur la scène y’a plus rien qu’un chanteur de hasard 

    Noyé sous ses paillettes dans ce foutu merdier

    Il chante London calling tout habillé de noir 

    La chanteuse se masturbe pour ne pas se rater 

    Je vendrai ma camelote à Monsieur Trou du fion 

    A ceux qui vont raquer pour voir ma gueule de con

     

    Dans le port d’Amsterdam la fille se prostitue 

    Et tu te sens tout seul comme un con qui vieillit 

    Un gros ours bancal qui traîne dans la rue 

    Tu relookes tes passions pour les mômes du samedi 

    Quand j’aurai rien à dire je passerai à la télé 

    Avec Jésus Machin au club des enfoirés

     

     

    L’enfant de pute. 2002.

      

    Tu joues ta peau comme un braqueur sur tes voyages au bout de l’envie 

    Avec ton black Bill le flingueur avec ta gerce de Cracovie 

    Tu joues les cons venus d’ailleurs tous les plaisirs habitent tes nuits 

    Ta môme te joue en cas de malheur une Marie-Jeanne pour toi le maudit

     

    Tu es un mec bien ordinaire moitié cow-boy, moitié berbère 

    Même si ton look est un peu zone même si ta vie est un peu conne 

     

    C’est en fumant ta pipe d’opium que tu relèves tous tes compteurs 

    Avec ton flingue papa Magnum tu sèmes ta zone, c’est la terreur 

    Dans ta cité c’est toi le kakou pendant que la chance est avec toi 

    Avec les clowns et les ripoux en attendant tu es le roi

     

    Si tu descends à la prochaine rejoue-le moi ton concerto 

    Tu es le prince de la dégaine celui qui tire tous les cageots 

    Tu te méfies du temps qui passe des flics en mal de beau gibier 

    Avant de crever tu veux de la casse histoire de partir comme un guerrier

     

    Te voilà dans la case prison avec tes frères, ceux de la misère 

    Un long séjour dans la zonzon avant de claquer pour la dernière 

    Tu jouais ta peau comme un braqueur sur tes voyages au bout de l’envie 

    Avec ton black Bill le flingueur avec ta gerce de Cracovie

     

     

     

    Erection spontanée. 2002.

    Erection spontanée sur drapeau étoilé

    Mister Georges éjacule au nom de la patrie

    Pour des noces barbares il harangue ses guerriers

    Les enfants vont crever au nom de la connerie

     

    Aux anars de service qui me foutent la gerbe

    A ces nationalistes qui flinguent pour exister

    Aux artistes à la mode, aux autres qui s’y croient

    A toi qui jospinises, à toi qui chiracules

     

    Aux trous du cul qui clament que c’était mieux avant

    A l’empaffé qui gueule : « c’est beaucoup mieux ailleurs »

    Aux fascisants connards à la langue hitlérienne

    Au racisme ringard qui hante les cervelles

     

    Je vomis ma tristesse et je leur pisse au cul

    Je vomis mon venin et je dis mort aux cons

    Je vomis mes entrailles et la justice avec

     

    Aux tueurs de préfet, à tous les assassins

    Aux enculés mondains d’une France lepéniste

    Aux curés pédophiles et à leur mère l’Eglise

    Aux sectes de la mort, au crime légalisé

     

    A Monsieur le président qui crèche à l’Elysée

    Aux autres dictateurs et à tous les drapeaux

    A la Française des Bœufs, à ceux qui vont gratter

    Aux joueurs à tête de nœud et à tous les blaireaux

     

    A la télé poubelle des stars légumisées

    A toutes les religions, à tous les culs bénis

    A Monsieur le Premier ministre, aux voyous députés

    A tous les enfants de pute et les enfants de Marie

     

     

     

    Princesse Patte-en-l’air. 2002.

     

    Un clin d’œil à San Antonio.

     

    Avec ma princesse patte-en-l’air c’est à prendre ou à lécher

    En long, en large et en travers et bon baiser là où tu sais

    Radio ringard pour les tarés télé connard à Loft story

    Les gonzesses lobotomisées et mecs en mal de gros minets

     

    Avec ma princesse patte-en-l’air et mon poto Dick le bâtard

    On se raconte la misère du temps où on était taulard

    La France s’est faite chiraculer par un gros Pen en vert de gris

    Tous les blaireaux s’en vont voter par peur de la secte nazie

     

    Avec ma princesse patte-en-l’air encore une pierre sur le tas de purin

    C’est la dérive sécuritaire pour les paumés, les nains de jardin

    Et allez-y ! Valsez pouffiasses pour la téléjaculation

    A trois on grimpe sur les pétasses de la french girl télévision

     

    Avec ma princesse patte-en-l’air bonjour le gala des emplumés

    Y’en aura même pour les belles-mères rejoue-moi la pute enchantée

    Tous les footeux ont pris l’avion z’ont pas gagné la foire aux bœuf

    Ils reviennent comme de gros couillons la tête dans le sac et sac de nœuds