• 29 août

    CES SALAUDS DE PAUVRES

    Billet d’humeur du Prince Ringard (septembre 2016).

    Les pauvres je les connais bien pour une raison bien simple : Je suis pauvre moi-même. L’idéal du pauvre c’est de se donner l’illusion qu’il est riche. La pauvreté est inéluctable comme la légion d’honneur ou le bordel de campagne. Lorsque le pauvre devient révolutionnaire (ex : Jacques-René Hébert 1757/1794), il est arrêté et condamné à mort. Aujourd’hui ils sont condamnés et emprisonnés à vie. Je suis immoral, ce n’est pas chez moi une vocation, je laisse la morale à ceux qui en ont les moyens. L’urne est transparente, elle est adaptée aux cons, elle satisfait le besoin démocratique, comme les cabinets d’aisance qui sont là pour recevoir nos excréments. Le vote c’est l’illusion d’exister, d’y être pour quelque chose. Bien entendu le vote ne sert à rien, s’il était utile cela se saurait depuis longtemps. La preuve : aux dernières élections présidentielles les gens ont voté pour un gouvernement socialiste et ce gouvernement applique un programme de droite et véhicule des idées très proches de l’extrême droite. Les baisés comptez-vous. Les pauvres, les sans-papier, les SDF continuent de crever (500 morts en 2015). Les riches se gavent et dégueulent leur trop-plein de victuailles dans des centres de thalassothérapie prévus à cet effet. Alors quelle différence entre le pauvre et le con ? Ce sont souvent les mêmes. Le pauvre glorifie souvent le con. Par exemple il applaudit le milliardaire à crampons (footeux), à la première occasion il sort son drapeau bleu, blanc, rouge, certains votent Le Pen, le lundi il reprend son boulot d’esclave et ensuite il crève, ce sont les riches qui meurent. Pour les riches c’est l’optimisation fiscale : « à maquereau Macron et demi ». Quant à Nadine Morano elle compare les femmes voilées à des nazis. L’islamophobie poussée à son paroxysme, c’est aussi cela la misère intellectuelle.

    Ce sera tout pour aujourd’hui. Votre Prince Ringard qui vous aime, qui baise ses mots et qui va encore se faire des amis.

    LE SPORT OUI MAIS A QUEL PRIX ?

    Pour les Jeux Olympiques au Brésil les autorités ont expulsé 67 000 personnes de leur habitation, les policiers ne font pas de cadeaux et des familles entières se sont retrouvées à la rue. Nos champions cautionnent cette horreur à l’heure de l’apéro, pardon, de l’EPO. C’est à croire qu’ils ont une bite à la place du cerveau et je baise mes mots. Le sport dans ces conditions me donne envie de vomir alors excusez-moi, je dégueule.

    Nos concerts du mois de septembre : Le 9 à Morlaix (29), le 10 à Soudan (44), le 16 à Tuzaguet (65), le 17 à Argelès-Gazost (65), le 22 à Genève (Suisse), le 23 à Marcellaz (74), le 24 à Die (26) et le 25 à Cran-Gevrier (74).

    Nos deux derniers concerts du mois d’août à Notre Dame des Landes (44) et à Ouville-l’Abbaye (76) resteront pour nous deux un excellent souvenir. L’accueil du public nombreux et chaleureux nous a touché. Beaucoup d’émotion, d’humanisme et de fraternité ça fait énormément de bien dans ce monde de brute où la violence domine. On remercie les orgas, le public et les groupes. On vous aime et on baise nos mots.