• 1er juin

                                                  MELANCOLIE DE SURFACE

                                (Billet d'humeur du Prince Ringard juin 2015)

    L'être humain est un animal abject qui accorde plus d'importance à son « moi » qu'à n'importe quelle autre valeur. Jean Paul Sartre écrivait : « Nous avions en commun nos mélancolies de surface ». Le raciste est un con, c'est un tube digestif qui tient sa philosophie de son anus. Il confond l'érection avec la défécation. Le con se voit de loin, son savoir est immense et sa science infuse. On peut ingurgiter du con mais il est risqué de dépasser la dose prescrite. La noblesse du con se niche au fond des chiottes. Il faut avoir peur du con, le con est un criminel sanguinaire, il peut être mégalomane, séducteur, voir même président de la République. En face du con on se recroqueville sur un bonheur fragile, conscient de notre impuissance, loin de toute éternité. On ressent aujourd'hui un total abandon, nous assistons sans broncher à notre propre extermination. L'espoir d'un monde meilleur n'est plus d'actualité, la sentence est prononcée, la civilisation doit disparaître. On s'anesthésie à coup d'alcool et de substances illicites et l'autre idiot qui prêchait : « Aimez-vous les uns les autres ». On se réveillera au cœur d'une nature hostile, froide et silencieuse. Ecrire la musique des mots pour expliquer la somme de nos malentendus, c'est faire saigner la page blanche avec nos incertitudes. Spinoza était un homme ivre de Dieu, je l'imagine en pasteur vêtu de blanc , les bras tendus vers un ciel hypothétique aveuglé par sa foi. Godwin lui était ivre de raison, toute sa vie fut dominée par le rationalisme de sa pensée et de  ses analyses. Il avait cette conscience extrême et fut bien des fois aveuglé lui aussi car le monde est fluide et contradictoire. Ce que Godwin écrivait il y a plus de deux siècles est actuel. Sa démarche radicale s'adapte aujourd'hui bizarrement au monde contemporain alors que celle de Tom Paine est restée à jamais vissée sur son époque. William Godwin fut tiraillé entre un enthousiasme religieux et le goût  de la dissection intellectuelle, mais sa pensée se retourne radicalement vers la source révolutionnaire et se nourrit aux mamelles de l'anticonformisme. Si l'on se veut critique sur notre époque, on risque de passer pour un iconoclaste. En face des institutions sociales, il est de notre devoir de dénoncer ce qui est délictueux en terme d'humanisme. Le capitalisme est arrivé au bout de sa logique absurde, je propose de mettre la moralité des gouvernants au placard. Je condamne l'Etat et ses serviteurs, les religions organisées, la propriété parasitaire, la loi, le système d'éducation et j'avoue l'énorme lâcheté de ne rien proposer en échange. Sans vouloir m'avouer destructeur, il est évident que pour moi le pouvoir, qu'il soit étatique ou autre est un privilège et dans tous les cas un abus de la force. Les faibles acceptent ce pouvoir, le subissent, les autres s'enrichissent, seule la mort est équitable. Sans la servitude de la pensée aucune tyrannie ne pourrait subsister. « La propriété acumulative traîne dans la poussière les puissances de la pensée, étouffe les éclairs de génie et réduit la grande masse de l'humanité aux sordides préoccupations  où elle est plongée... Si le superflu était banni, l'état de besoin où se trouve la plus grande partie des travailleurs manuels serait surmonté et le loisir amicalement partagé entre tous les membres actifs et vigoureux de la société ». William Godwin. (1756/1836).  Ce sera tout pour aujourd'hui .

    Votre Prince Ringard qui vous aime et qui baise ses mots. 

     

    Notre actualité pour le mois de Juin 2015 :

    Concerts : le 4 à Carvin (62), le 5 à Festieux (02), le 6 au Quesnoy (59), le 7 à Loos (59), le 19 à Arçais (17),  le 26 à Blois (41) et le 27 à Sainte Foy la grande (33).

    Notre prochain album : « Soixante dix » (CD et vinyle) sera disponible en fin d’année.

    Deux bouquins sont en préparation :

    « L’envie d’un ailleurs » 210 pages sera disponible au printemps 2016.

    « Le Théâtre des ombres » 300 pages sera disponible en été 2016.

    Notre album : « Punk à chat » serabientôt disponible en vinyle.

    Ne vous faites plus chier à acheter nos albums, ils sont tous en téléchargement gratuit sur Jamendo.

     

    lalanne.jeanclaude@cegetel.net

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